Mis à jour le 12 octobre 2026

Pour mettre à jour WordPress core sans casser son site, il faut une sauvegarde complète, une vérification de compatibilité des plugins et du thème, puis l’une de quatre méthodes : tableau de bord, FTP/SFTP, WP-CLI ou gestion centralisée. Je détaille chaque méthode et les contrôles à faire après, avec les consignes officielles de WordPress.org.

Pourquoi mettre à jour WordPress core ?

Parce que chaque version corrige des bogues et des failles, et que rester en retard vous expose à des problèmes connus. Les mises à jour mineures et de sécurité s’installent automatiquement en arrière-plan sur la plupart des sites depuis WordPress 3.7. Les versions majeures, elles, demandent un clic sur « Mettre à jour maintenant », d’après la documentation officielle.

Le calendrier évolue : la page des versions de l’équipe Core indique que WordPress 7.0 est sortie le 20 mai 2026 et que la 7.2 est planifiée pour le 8 décembre 2026. Mon article sur WordPress 7.0 détaille cette version.

Que vérifier avant de mettre à jour WordPress core ?

Trois choses, dans cet ordre : une sauvegarde restaurable, la compatibilité des extensions et du thème, et idéalement un test en préproduction. La documentation WordPress.org place la sauvegarde en premier : sans point de retour, une mise à jour qui échoue devient un incident de site.

  1. Sauvegarde complète des fichiers et de la base de données. Mon guide : sauvegarder WordPress en 7 étapes. Vérifiez qu’elle est restaurable, pas seulement qu’elle existe.
  2. Compatibilité : lisez le changelog et la mention « testé jusqu’à » de chaque extension dans le répertoire WordPress.org, ainsi que les notes de votre thème ou de votre constructeur.
  3. Staging si le site est critique : lancez la mise à jour sur la copie, parcourez les pages clés, puis passez en production.

Quelles sont les 4 méthodes pour mettre à jour WordPress core ?

Le tableau de bord convient à un site unique, FTP/SFTP sert quand le tableau de bord échoue, WP-CLI est la plus rapide pour qui a un accès SSH, et la gestion centralisée devient utile dès qu’on a plusieurs sites. Voici la comparaison avant le détail.

Méthode Pour qui Prérequis Point d’attention
Tableau de bord Site unique Accès admin Droits d’écriture sur les fichiers, sinon WordPress demande des identifiants FTP
FTP/SFTP manuel Mise à jour bloquée Client SFTP, archive WordPress Ne jamais supprimer wp-content
WP-CLI Technique, serveur, plusieurs sites Accès SSH Sauvegarde avant, version cible explicite
Gestion centralisée Parc de sites Outil ou scripts Process de sauvegarde et de contrôle par site

1. Mettre à jour depuis le tableau de bord WordPress

C’est la méthode par défaut. Allez dans Tableau de bord > Mises à jour, cliquez sur le bouton de mise à jour sous la section WordPress, puis attendez la fin. Pendant l’opération, le site affiche brièvement le message de maintenance. Ensuite, WordPress vous renvoie vers l’écran de bienvenue.

Si WordPress réclame des identifiants FTP, c’est un souci de droits sur les fichiers : le serveur web n’est pas propriétaire des fichiers. Corrigez les permissions plutôt que de saisir des identifiants à répétition.

2. Mettre à jour manuellement via FTP ou SFTP

La procédure manuelle sert quand la mise à jour automatique échoue. Elle suit la procédure officielle et conserve votre contenu :

  1. Téléchargez la dernière version sur wordpress.org/download et décompressez-la.
  2. Désactivez les extensions.
  3. Supprimez les dossiers wp-includes et wp-admin sur le serveur, puis envoyez les nouveaux à la place.
  4. Envoyez le contenu du nouveau wp-content dans votre wp-content existant, en écrasant les fichiers : n’effacez jamais le dossier, car vos thèmes, extensions et médias y vivent.
  5. Envoyez les fichiers à la racine (index.php, wp-login.php, etc.). Votre wp-config.php n’est pas remplacé.
  6. Ouvrez /wp-admin pour terminer la mise à jour, lancez la mise à niveau de la base si WordPress la demande, puis réactivez les extensions.

Si l’écran affiche « briefly unavailable for scheduled maintenance » en continu après un échec, supprimez le fichier .maintenance à la racine.

3. Mettre à jour avec WP-CLI

Avec un accès SSH, WP-CLI est la méthode la plus rapide et la plus reproductible. Elle fonctionne même si le tableau de bord est inaccessible. Les commandes de base sont décrites dans la documentation WP-CLI :

  • wp core check-update : liste les versions disponibles (options --minor ou --major pour filtrer, --force-check pour ignorer le cache).
  • wp core update : installe la dernière version, ou une version précise avec --version=X.Y.Z. L’option --minor limite aux versions mineures.
  • wp core update-db : exécute la mise à niveau de la base ; --dry-run compare les versions sans appliquer ; --network couvre tous les sites d’un réseau multisite.

Si WP-CLI répond « Another update is currently in progress », vérifiez qu’aucune mise à jour ne tourne, puis supprimez l’option core_updater.lock avec wp option delete core_updater.lock.

4. Gérer les mises à jour sur plusieurs sites

Au-delà de quelques sites, le tableau de bord de chaque site ne tient plus. Il faut une vue d’ensemble des versions, des sauvegardes planifiées et un déclenchement groupé. Sur mon parc de plus de 50 sites WordPress, je combine WP-CLI pour l’exécution et un contrôle par site pour la vérification.

Peu importe l’outil (plateforme de maintenance ou scripts maison), exigez quatre choses : l’inventaire des versions, une sauvegarde récente avant chaque mise à jour, un moyen de reporter un site sensible, et une alerte en cas d’erreur. Mon article sur WordPress en production décrit ce cadre.

Que faire après une mise à jour de WordPress core ?

Cinq minutes de contrôle évitent des heures de dépannage : parcourir les pages clés, tester les formulaires, le paiement et la connexion, lire le journal d’erreurs, vider tous les caches, puis désactiver les extensions récentes une par une si quelque chose cloche.

  1. Chargez la page d’accueil, un article, une page de catégorie et une page produit.
  2. Testez les fonctions critiques : formulaire de contact, panier et paiement si WooCommerce, connexion, recherche.
  3. Consultez le journal d’erreurs (celui de l’hébergeur ou WP_DEBUG_LOG activé temporairement) pour repérer de nouvelles erreurs fatales.
  4. Videz le cache de l’extension, du serveur et du CDN éventuel. La documentation officielle recommande aussi de vider les cookies du navigateur en cas de problème de connexion.
  5. En cas de conflit, désactivez les extensions récemment mises à jour une par une pour isoler la cause.

Si la mise à jour est restée bloquée, voyez mon guide sur la mise à jour WordPress bloquée. L’hébergement joue aussi : un hébergement WordPress géré propose souvent staging et sauvegardes intégrés.

Les erreurs fréquentes à éviter

Les incidents viennent presque toujours d’un oubli plutôt que de WordPress lui-même : pas de sauvegarde, extension abandonnée, mise à jour un vendredi soir, ou test absent sur les fonctions payantes.

  • Mettre à jour sans sauvegarde restaurable.
  • Supprimer wp-content pendant une mise à jour manuelle.
  • Ignorer les extensions ou thèmes plus maintenus par leur éditeur.
  • Oublier la mise à niveau de la base de données demandée après la mise à jour.
  • Ne pas vider les caches et conclure à tort que la mise à jour a cassé le site.

Questions fréquentes

À quelle fréquence mettre à jour WordPress core ?

Installez les mises à jour de sécurité dès qu’elles sortent : elles sont appliquées automatiquement par défaut sur la plupart des sites. Pour une version majeure, je laisse passer quelques jours à deux semaines sur les sites critiques afin de voir remonter d’éventuels bogues, mais pas des mois.

Peut-on sauter des versions de WordPress core ?

Oui, WordPress sait passer d’une ancienne version à la dernière. La sauvegarde reste obligatoire, car un saut important augmente le risque d’incompatibilité avec des extensions anciennes. Vérifiez aussi la version de PHP exigée par la version cible.

Faut-il mettre à jour si le site fonctionne bien ?

Oui. Un site qui fonctionne ne garantit pas qu’il soit à l’abri : les versions obsolètes accumulent des failles connues. Le bon moment pour mettre à jour est quand le site est stable, pas quand il est déjà en panne.

La mise à jour du core va-t-elle casser mes extensions ?

En général non, si elles sont maintenues et testées pour la version cible. Les problèmes viennent surtout des extensions et thèmes abandonnés. Vérifiez la compatibilité avant, et testez en préproduction si le site génère du chiffre d’affaires.

Que faire si la mise à jour reste bloquée en maintenance ?

Supprimez le fichier .maintenance à la racine du site via FTP, videz les caches, puis relancez la mise à jour. Si l’erreur persiste, restaurez la sauvegarde ou remplacez les fichiers core par ceux de l’archive officielle de la même version.

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